15 septembre 2008
MON AVANT PROPOS
Rendre à César... Et d'abord, lire le post exemplaire. Je pense à ces amis proches qui, par le buzz, alléchés, ce sont fadés les pages, de ce qui sera certainement "la meilleure part de marché" des éditions Galimatia.
07 septembre 2008
TITUS
Je suis rentré dans ta vie sans vraiment que tu le veuilles. Je m'en souviens encore. Un déjeuner toi et moi. Nous ne savions pas qui de l'un ou de l'autre devait commencer. Moi, j'étais à la fois heureux que l'on se parle, et j'avais la trouille. Peur de foutre la merde, et peur de perdre. Je me souviens qu'on parlait de cette même personne. A chaque fois que l'un de nous évoquait ses petits traits de caractères qui nous enchantait, l'autre s'arrêtait de manger pour dire : "Ah! oui? Toi aussi... "
Je me souviens que nous étions partis chacun de notre côté...
Je suis rentré dans ta vie, comme une voiture qui s'encastre dans une boutique de fleurs. Je te demande pardon. Tu as parfois avalé des couleuvres sans que je ne m'en rende compte. D'autres fois, j'avais envie de te prendre dans mes bras, mais je n'osais pas. Je ne me sentais pas légitime.
Il est peut-être temps de te le dire...
Tu n'es pas de ceux qui disent forcément. Mais j'aime cela aussi. Ces petits riens, tes sourires, tes soupirs. Et parfois j'aimerais être plus souvent à tes côtés comme tu sais être là pour moi, pour lui. Mais je n'ose pas si tu ne m'y invite pas.
J'apprends les distances de sécurité.
Parfois je ne les respecte pas parce que c'est le coeur qui...
Enfin, il bat pour toi...
Je suis peut-être pas grand chose à tes yeux.
Mais ce petit rien.
Il t'aime.
23 juillet 2008
COPAIN D'AVANT
Je dois me dépêcher. Sans toutefois bâcler. Et, peser chaque mot, oui, sans en oublier aucun. Pourquoi, si souvent, me tarde-t-il tant d’aller à l’essentiel ? Et ce boulet invisible qu’est le Doute, que je traîne jusqu’à l’adrénaline de l’urgence : un contre la montre contre moi-même, une petite mort qui me rapproche de ce que j’ai trop peur de nommer : Le Vide.
Voilà, je t’écris. Pas parce que je suis un « Copain d’Avant », pas parce que je t’ai retrouvé sur « Facebook ». Je prétexte ton anniversaire, même si au fond, tu le sais bien, moi et les dates…
Dans mon exploration à travers les membranes du temps, j’ai observé une vibration, qui s’est transformée, un peu comme on observerait une onde sur la surface d’un lac, après avoir jeté une pierre.
Tu es un point révélé saillant dans l’origine de ce que je suis, maintenant. J’ai toujours envié ton espèce d’assurance. Cette énergie. Nous étions tellement opposés lors de notre rencontre. Moi, ce jeune pédé, pas complètement sorti de mon placard, même si mon coming out parental était déjà fait (mes prisons, méprisons !). J’étais bien terne, un brin pisse-froid, lecteur des inrocks, et des idées bien arrêtées sur le bonheur (Ah ! Les certitudes de la vingtaine !). Toi, tu m’as rabiboché avec beaucoup de choses, sans le savoir. Cette légèreté, cette insouciance qui est une force quand on ne peut pas la feindre. J’ai de toi, des moments précieux. Comme un vieux coffre dans le grenier, je peux déballer en vrac, et retrouver la joie à chaque redécouverte. Notre rencontre à la petite taverne. La voiture de ton père qui fumait comme Vulcain, avec sur le pare-brise arrière un autocollant : « Bien réglé, mon moteur ne pollue pas ». Ton érudition sur Stock Aitken & Waterman, les Pet shop, les années 80. La première Gay Pride à Lyon. Notre première séparation au téléphone. Notre réconciliation bien plus tard, dans un bar louche de la presqu’île, un soir, nous deux nous retenant de nous embrasser, alors qu’en arrière plan une bagarre s’était déclarée. Un concert de Divine Comedy au Transbordeur, période Casanova. Les après-midi de baise. Là fois où une voiture à faillit nous percuter, et s’est plantée dans le rideau en fer d’un Tabac. Nous avions secouru le passager, et seulement bien après, nous avions réalisé qu’on aurait pu y passer. Et cette fois encore, bien après notre séparation, où je vous ai dit les choses importantes à toi, Anne, Chocha, et Alex. J’ai compris que quelque chose demeure toujours à l’amour, et qu’elle évolue mieux qu’on ne le pense.
Plus d’une fois, je t’ai photographié sans être satisfait. Un jour, j’ai demandé à Nan Goldin pourquoi je n’arrivais pas à te prendre « tel que je te voyais ». Elle m’avait répondu qu’aucune de mes photos de toi n’étaient « ratées », comme je le sous-entendais, mais que je refusais « quelque chose ».
Tu m’as appris à croire au bonheur.
Je déteste Croire, mais j’embrasse le Bonheur.
Merci.
P.S. : Et pour ton anniversaire, je te souhaite tout ce qui tu avais compris bien avant moi.
17 juin 2008
CETTE FEMME EST STUPEFIANTE
Vous l'aviez vue dans sa performance de boxe sur Wii. Olivier a emprunté ses chaussures (comme une filliation qui ne s'avouerait qu'à demi-mot, elle avait surnommé ce dernier "Pinky").
Mais l'aviez-vous déjà vue en vrai... Comme ça... Banalité du quotidien...
04 juin 2008
JE VOULAIS JUSTE DIRE...
... MERCI. A ceux qui sont venus et qui ont rendu ce moment possible. Aux autres, rien de grave, ce n'est que partie (party?) remise.

29 avril 2008
YATA!!!!
Nihon!!! Nous en sommes à un point, chacun de notre coin de vie qui constitue notre triangle heureux, à vouloir plus que tout nous retrouver sur la ceinture de feu. Nous comptons les jours. Nos boulots respectifs nous passent légèrement au dessus de la tête. Une vie, une planète, alors oui, le Japon après tout, le Japon plus que tout.
04 juillet 2007
2H25
Sue Hellen m'a dit que tu étais pris en otage. Je quitte le Bar à 2h00. Un verre au Cud. Je rentre à pieds. Je passe devant la Bombonnière. Il est 2h25. Je regarde les derniers étages éclairés. Je sais que tu es là. Je sais à quel point le moindre espoir peut être anéanti par un seul non de sa part. J'aimerais être à tes côtés. Dans ta poche. En secret. Je pense à toi très fort. Je t'aime.
08 juin 2007
ANDALOUSIE
12 mai 2007
MAIS...
Je ne voulais pas sortir. Mal de tête. Je m'en serais bien passé si tu n'avais pas été là. J'ai repoussé mon possible. Parce que toi. Parce que nous. Ce verre de trop. Ces phrases que tu ne finies pas. Je t'aide à rentrer. Les mots durs, ceux qu'on dit avec la biture, ils résonnent en moi. Parfois, je me demande si nous sommes dignes de tes exigences. Parfois, cela m'accable au point de me demander s'il subsiste quelque chose d'humain chez moi. Rien ne sera jamais assez. Cela était déjà un fait avant de nous rencontrer. Ils y a des peurs qui n'appartiennent qu'à toi. On ne rentre pas dans le monde de l'autre avec une hache.
...Treat me nice
Treat me good
Treat me like you really should
'Cause I'm not made of wood
And I don't have a wooden heart....
Tu m'aimes, mais...
Et bien moi je t'aime.
10 octobre 2006
SELENIUM
La lune ? Pleine, comme ceux qui viennent s’échouer sur le comptoir. C’est quoi une humeur satellitaire ? De l’agressivité, un caractère soupe au lait ? Une émotivité débordante, voir incommodante parce qu’un poil exhib’ (depuis l’individualisation des médias, je ne sais plus trop…) et tirant sur le spleen ? Un coup de sang, comme de l’électricité statique dans le cerveau, l’envie de sauter tout, n’importe qui/quoi ? Certains corps de métiers prennent le facteur lunaire comme une vérité scientifique, et nous, par conséquence de s’arrêter deux secondes pour nous regarder et se dire : « mais qu’est-ce qu’ils ont ce soir ? ». Pour moi, la seule attraction que je concède à la lune sur l’être humain, est celle d’avoir poussé l’humanité à sortir de son berceau, passé cela… Il me semble que cela tient de la religion païenne. Mettre sur le compte d’un astre mort, nos irrégularités, nos inconstances, c’est d’une lâcheté typiquement humaine. Le doute me permet de m’avouer que parfois tout me dépasse. Qui sait, ne suis-je peut-être pas à la hauteur ? C’est peut-être moi ? Il me semble qu’une humeur collective, c’est plus complexe que cela. Une musique ne se résume pas à sa partition.
Samedi soir. Plus question de pleine lune. Nuit Blanche. Je retrouve Lo après le travail à l’Olympia. Nous voulions au départ faire un petit reportage. Et puis, finalement, même pas. Le badge All Access nous ouvrait des couloirs insoupçonnables. Vidal en talons, « fatigué », et gothique, croisant un piano à queue certainement mal accordé. Le « Dance floor » (un plancher trampoline en moquette !) était recouvert de morceaux de verre. Left égal à lui-même quelque soit sa consommation. Gracieuse heureuse de me voir, jamais dernière pour rire un peu. Tanel dansant avec Joanna Preiss. La foule était massivement noire, gothic-chic (let me laugh !), et over défoncée. Mon décalage était certain. Les 2manyDJ’s jouaient l’évidence des tubes racoleurs, en espérant que ce genre de stimuli fasse bouger du pied la horde de morts-vivants. No avait fait son tour de magie off en disparaissant avec je ne sais quelle mâle Vuitton. Les gens se bousculent, se toisent, et s’ignorent, zarma. Je me suis souvenu qu’un soir, mon Koala me demandait dans le doute, si je pensais qu’il était superficiel. Titus et moi, nous regardions le manège des vanités. Il y avait un tas de petits prétentieux dont la stratégie piquée à la femme de footballeur consistait à porter leurs seuls arguments sur eux. La photophonie frénétique, dans ce qu’il se devait d’être LA fête. Loin de m’impressionner, cela me navre, me dépasse sans doute, et la lune n’y est pour rien. De voir la confiance que Julia te donne en lui demandant de l’aider pour le corset, la classe, la discrétion et le fait que tu aimes le beau, que tu aie choisi d’en faire ton métier, plutôt que de faire le beau et de faire de ta vie une imposture, je peux te dire ce soir là que par un simple regard échangé, Titus et moi nous nous étions simplement dit qu’elle chance nous avions d’être en ta compagnie.



