05 avril 2011

SOURIRE,TOUJOURS...

Il fallait me voir dimanche soir, ridicule jusqu'à la perfection. Sourire toujours. J'arpentais les rues, un sac de toile sur l'épaule droite, des petits cadeaux à l'intérieur, en direction de... De quoi déjà? Mon lieu de travail? Mon théâtre? Bref, du Bar. Dans le rôle de la tata délurée qui revient de vacances des U.S.A., donc, et qui distribuerait des cadeaux à ses neveux, si ça c'est pas être folle. Et tiens, F., tes débardeurs, et tiens machin, des chewing gums au goût chimique (non, j'ai pas trouvé rootbeer, désolé...), et tiens Y., t'avais le mal du pays, je t'ai ramené des bagels et des donuts. Et vas-y que je cueille des bises par brassée d'une bonne partie de la clientèle pas tout à fait remise du bal des princesses poilues. Et puis, N2, tout sourire, lui aussi, comme si, alors que je lui ai bien cassé les couilles, et que l'inverse est tout aussi valable. Bref, un tableau fort joli. Finalement, il n'y a eu que la pepette qui a eu quoi... l'honnetteté? le courage? Bref, l'impossibilité de feindre. Elle était triste et ne pouvait guère faire autrement lorsque la vie vous rappelle à quel point elle peut être garce avec vous. Puis j'ai eu droit à la présentation de la nouvelle merveille, on verra ça. Nouveau personnage. C'est quoi déjà son prénom?

Quelques Bud, on trinque avec N2, comme deux hétéros dans un saloon (pas crédible du tout, mais plus c'est gros, plus ça passe il parait, la force de la farce!), puis il se tire vers son autre établissement, un resto. Moi en terrasse, blablabla. Et puis F. me lâche: "ça y est, je suis passé directeur". H.E.L.L.O.?! Moi : "Génial! Bisous, chérie, trop content,Blabla...". Sourire, toujours. Il le voulait, et c'est vrai, je suis content pour lui. Par contre, je suis un peu moins content de moi. Je ne sais pas comment les actionnaires me voient, et j'aurais aimé qu'on me le propose, même si, je sais fatalement qu'à trop avoir dit les choses qui merdent, je n'avais pas le profil de la parfaite lécheuse. Je crois qu'il faut que je leur parle quand même. J'ai besoin de savoir comment ils me voient, eux. Je fais part à F. de mon désir aussi d'évoluer et d'être à la tête de quelque chose d'autre, lui sympathiquement sans doute : "Bah on verra dans 4ans". Prends ça dans la gueule et rappelle-toi que ta vie ne doit pas se résumer à une salle d'attente. J'ai bientôt 38ans. Tit évolue toujours dans sa boite de manière positive, le koala est un petit combattant dans univers néo-libéral de merde. Et moi... Sourire, toujours. Pepette s'est fait ruiner son rêve par des arnaqueurs, et c'est encore plus dur.

Qu'est-ce que je veux? Oh! j'ai fantasmé un petit bar aussi (faussement) détendu que ceux qui jonchaient Ocean Drive dans Miami Beach, mais dans Paris (si!si!). J'y viendrais en cruising bike déco tatoo japonais, habillé en kéké des plages, avec une équipe décontractée, et les clients du Bar. Et pourquoi pas une paillote à Maubeuge, aussi! Idiote conceptuelle! Il me faut un vrai projet.

Posté par nightcrawler à 02:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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