21 novembre 2008
RISE AND FALL (SOPHIE HUNGER, ALWAYS...)
Sophie Hunger - Rise and Fall
envoyé par kidamprod
20 novembre 2008
UN INSTANT
Voilà. Il a suffit d'un simple appel de Koala, et je me sens un peu mieux. This house is a home again. Mes deux petits loups sont ce qu'il y a de plus important dans ma vie. Je regrette d'avoir manqué de clairvoyance concernant Run. Je m'en veux de m'être fait "berner" et comme d'habitude, je ne me pardonne rien. Maintenant, je me demande juste comment cela va se passer pour le Japon. Je crains que le rêve d'un loup des steppes se transforme en épopée chaotique.
19 novembre 2008
CAMILLE
DISGRACE
Le désir n'habite pas la maison. Il s'enfonce dans un labeur comme un alcool lourd. Dans une forteresse dont je ne connais que les contours. Le désir n'habite pas la maison. Il scrute en permanence un réseau social. A coups de petites phrases sur un smart phone. Oh! Je connais ses rêves et ma foi tant mieux. Le désir ne fait pas vibrer le téléphone portable. Et des atomes moins crochus se révèlent étonnamment prévenants. Pas grand chose, mais à défaut des absences, la constance m'aide à ne pas perdre pied totalement.
J'ai cessé d'exprimer mon amour sous forme de crainte. Personne ne m'entend, zarma.
Se taire et accepter : quelque chose d'assez violent pour moi.
Je n'ai pas cessé de dire "Je t'aime" à ceux, comme si ma vie en dépendait.
J'ai compris que je dérangeais. C'est pas le moment.
Alors j'avale mes mots, Et je les tue, au plus profond de moi.
Il fait froid dans ce silence.
14 novembre 2008
DOMMAGE QUE TU SOIS MORT
"Aujourd'hui, il n'utilise Facebook que comme carnet d'adresses. Sa "Net working fatigue"-comme l'appelle les Anglo-Saxons- est un mélange de lassitude, de saturation et de déception : "Ces sites remplissent une fonction phatique de communication (pour maintenir le contact, sans véritable apport d'information- ndlr), mais ne communiquent rien et, après un certain temps, ne divertissent plus."
De Nombreux internautes préfèrent ainsi fermer leurs profils de réseaux sociaux, ou "suicider" leurs identités virtuelles. Ainsi,entre 2007 et 2008, 3,6 millions de personnes se seraient inscrites sur Facebook et environ 20 000 s'y seraient suicidées."
Anne Laffeter : Le Spleen du Net
Inrockuptibles N°676
C'était la phrase drôle balancée par Canelle hier soir en terrasse du Rouge, suite à mon annonce de destruction de mon profil sur Facebook. Déjà, le petit détail est qu'ils ne s'en sont pas rendus comptes alors que lui et Dragou sont souvent "connectés". Connecté ne veut donc pas dire empathique, sensible. Surveillable? Peut-être...
Or, dans la vie matérielle (oui, je ne peux plus dire la vie réelle après relecture de "La société du spectacle") je peux vous jurer que ces deux là le sont. Empathiques.
Donc, la phrase drôle, c'est celle de Canelle. L'exactitude des termes m'échappent un peu mais en gros cela donnait : "Le minimum, c'est de prévenir les proches par un mail."
Il y avait comme un petit côté Nadine de Rooterschild "Suicide virtuelle : Les bonnes manières.", comme une suite impensable au "Suicide, mode d'emploi" de Claude Guillon et Yves le Bonniec. Entre modernité et tradition, j'imagine un Freeter (フリーター) écrire sur son blog l'art du "Cyberppuku".
Ma grossière erreur donc : ne pas avoir rédigé (en sept langues minimum...) Le Mail de Guy Poké.
Si je me souviens bien, sur les quelques suicidés de la First Life que j'ai connu, tous n'ont pas laissé de messages. Je pourrais, après recul, penser qu'ils l'aient tous fait, parfois de leur vivant, mais que nous n'étions pas prêts, voir incapables de le Lire/Voir/Ecouter au moment M.
Mon annonce donc, je l'ai faite sur la terrasse du Rouge, dans ce que j'aurais aimé dire être la vie réelle. Sauf que ce n'est pas juste même si ce n'est pas faux. J'aurais voulu l'annoncer comme une renaissance, sauf que je suis Borgne Again.
Je suis barman au Rouge, et c'est déjà un réseau, un théâtre.
Je repense à la scène de Brazil, où Robert de Niro se fait attaquer par des feuilles (informations), se fait recouvrir complètement, se fait dévorer et disparaît.
13 novembre 2008
LAMB
NO .......
J'ai effacé mon profil sur Facebook. Il ne me reste que toi. Le plus spartiate. Tu es bien moche (comme ton maître), bien petit, bien perdu (je m'en fou) dans cet "espace" si 'illimité". Tu es à la mesure de mon écriture, et si les pages ne sont pas bonnes, il n'en tiendra qu'à moi de m'améliorer. Tu n'affoles rien ni personne, tu ne seras jamais un recueil de hype, ni les Miscellanées de je ne sais quoi. No people. J'aime tes pubs débiles. No Logo? Ouais... Tu pues du web. Tu demandes un effort et c'est peut-être pour cela que tu es le plus honnête : tu ne pardonnes pas.
ERASE
Un jour sans alcool. Sans téléphone. Sans appel. Sans regret. Une nuit de rien. Un numéro que j'hésite à effacer du répertoire. Un repli sur soi qui se fait sentir. Une nuit comme tant d'autres : sans surprise. Une parole qui ne sortira plus : la mienne.
Je butte sur la volonté d'autrui, avec cette sensation de ne pas être légitime dans l'expression de mes tripes, de mon coeur.
J'ennuie, j'agace, je dérange.
Parano : on m'a dit.
Bien...
Erase