NightCrawler

Point de musique véritable qui ne nous fasse palper le temps

23 juillet 2008

COPAIN D'AVANT

Lyon_029501

Je dois me dépêcher. Sans toutefois bâcler. Et, peser chaque mot, oui, sans en oublier aucun. Pourquoi, si souvent, me tarde-t-il tant d’aller à l’essentiel ? Et ce boulet invisible qu’est le Doute, que je traîne jusqu’à l’adrénaline de l’urgence : un contre la montre contre moi-même, une petite mort qui me rapproche de ce que j’ai trop peur de nommer : Le Vide.

Voilà, je t’écris. Pas parce que je suis un « Copain d’Avant », pas parce que je t’ai retrouvé sur « Facebook ». Je prétexte ton anniversaire, même si au fond, tu le sais bien, moi et les dates…

Dans mon exploration à travers les membranes du temps, j’ai observé une vibration, qui s’est transformée, un peu comme on observerait une onde sur la surface d’un lac, après avoir jeté une pierre.

Tu es un point révélé saillant dans l’origine de ce que je suis, maintenant. J’ai toujours envié ton espèce d’assurance. Cette énergie. Nous étions tellement opposés lors de notre rencontre. Moi, ce jeune pédé, pas complètement sorti de mon placard, même si mon coming out parental était déjà fait (mes prisons, méprisons !). J’étais bien terne, un brin pisse-froid, lecteur des inrocks, et des idées bien arrêtées sur le bonheur (Ah ! Les certitudes de la vingtaine !).  Toi, tu m’as rabiboché avec beaucoup de choses, sans le savoir. Cette légèreté, cette insouciance qui est une force quand on ne peut pas la feindre. J’ai de toi, des moments précieux. Comme un vieux coffre dans le grenier, je peux déballer en vrac, et retrouver la joie à chaque redécouverte. Notre rencontre à la petite taverne. La voiture de ton père qui fumait comme Vulcain, avec sur le pare-brise arrière un autocollant : « Bien réglé, mon moteur ne pollue pas ». Ton érudition sur Stock Aitken & Waterman, les Pet shop, les années 80. La première Gay Pride à Lyon. Notre première séparation au téléphone. Notre réconciliation bien plus tard, dans un bar louche de la presqu’île, un soir, nous deux nous retenant de nous embrasser, alors qu’en arrière plan une bagarre s’était déclarée. Un concert de Divine Comedy au Transbordeur, période Casanova. Les après-midi de baise. Là fois où une voiture à faillit nous percuter, et s’est plantée dans le rideau en fer d’un Tabac. Nous avions secouru le passager, et seulement bien après, nous avions réalisé qu’on aurait pu y passer. Et cette fois encore, bien après notre séparation, où je vous ai dit les choses importantes à toi, Anne, Chocha, et Alex. J’ai compris que quelque chose demeure toujours à l’amour, et qu’elle évolue mieux qu’on ne le pense.

Plus d’une fois, je t’ai photographié sans être satisfait. Un jour, j’ai demandé à Nan Goldin pourquoi je n’arrivais pas à te prendre « tel que je te voyais ». Elle m’avait répondu qu’aucune de mes photos de toi n’étaient « ratées », comme je le sous-entendais, mais que je refusais « quelque chose ».

Tu m’as appris à croire au bonheur.

Je déteste Croire, mais j’embrasse le Bonheur.

Merci.

P.S. : Et pour ton anniversaire, je te souhaite tout ce qui tu avais compris bien avant moi.

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08 juillet 2008

FAUTE DE...

Tu vois? Il ne reste que toi... Toi que personne ne lis, et je m'en fous, à la lisière de la curiosité passivement neutre de savoir qui pourrait me lire, et par le biais de quel buzz accidentel. Ceux que j'aime rateront des phrases, d'une insolente simplicité, pathétiquement nues, parce qu'on ne peut faire autrement. J'écris parce que je ne peux pas faire autrement. Simple aveux. Je vous le jure, le pire, c'est de vivre le syndrome du Hibou : les yeux ouverts la nuit, et l'impossibilité de pleureur quand la situation le réclame. J'ai envie de couler des larmes, là, maintenant. Et c'est peine perdue. Parce que ça ne sert à rien. Tout ce que je pourrais dire sera retenu contre moi. Alors ça tape dans le coeur. A en perdre le sommeil. Mais rien de le l'écrire, c'est toujours ça...

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03 juillet 2008

J'ADORE CHRIS ESQUERRE

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01 juillet 2008

PET SHOP BOYS

Posté par nightcrawler à 03:12 - LES NOTES PERDUES - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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