30 juin 2008
I LOVE PATOR
Après la fête de la musique (En écoutant mon tube, tu titubes...), après la gay pride (si je me marie avec un hollandais où un espagnol, je ne serai plus responsable pour les prochaines présidentielles...), il nous restera le grenelle de la bière...

Avec Pator, nous nettoyons la rue (35 sacs poubelles 200L!), tous les deux torses nus. Une voiture de police s'arrête. Deux agents photographient la rue pour verbaliser (oui, le ministère de l'intérieur montre beaucoup de zèle face aux établissements "jeunes" et/ou "nocturnes"...). L'un des policiers vient vers nous pour nous dire que nos tenues sont "légères" (vague évocation d'attentat à la pudeur ou d'outrage aux bonnes moeurs... Enjoy la droite!). Pator lui répond dans un français rendu abrupte par la fatigue (il est belge) : Euh! écoutez! Nous on travaille depuis 16h00 de l'après midi, on a nettoyé tout notre tronçon de rue, alors faites pas chier, et puis de toute façon ma tenue, c'est pour la gay pride, c'est un jour dans l'année, j'y ai droit, j'y ai droit, c'est tout!". Et moi de rajouter : "Autre chose? ...On peut?"
Il est vrai que nous deux sur des montagnes de gobelets, ça rappelait quelque part la scène de Priscilla quand la drag se remaquille dans le désert...

Dans une pouffiasserie toutefois un peu plus butch, il est vrai...
27 juin 2008
JE GERE COMME CATHY
25 juin 2008
LIGHTSPEED CHAMPION
24 juin 2008
STUPEFIANTE
Extrait de l'interview de Cathy Guetta paru dans le gratuit Sensitif... Enjoy!

20 juin 2008
THE NOTWIST
DRAMATICALLY DIFFERENT SKIN CARE
Hier était trouble. Des réconciliations professionnelles sur l’alambic. Dans cette allégresse, des verres de Vodka Martini s’entrechoquaient les yeux dans les yeux pour rattraper le manque de douceur de nos conditions, et tous les mots importants que l’on ne s’était pas dit. Au dessus du Bar, un appartement avait pris feu. Les pompiers évoluaient devant nos yeux bêtement éblouis. Le fantôme de Gervaise devait planer certainement dans le coin, mais aucun de nous ne l’aurait soupçonné alors. Après le Bar, la nuit s’est étirée sur des conseils pratiques ou je ne sais plus dire où commence la pouffiasserie et où fini le bien-être. Entre « l’art du fist en dix leçons » et « bien choisir son prince albert ». Le fait est que j’ai une vision déformée de la chose, et que parfois, quand la fatigue s’empare de moi, l’humour et le recul ne suffisent pas pour préserver l’estime de soi. Le Bar, c’est un peu le marché aux fleurs d’Amsterdam. En trois heures, tout le monde se jauge, repère les nouvelles tendances du « marché », et revoit leur propre côte. Les mecs rentrent en scène, très bien préparés, tout en feignant d’avoir été surpris « au naturel ». Dans cette débauche d’effort, comment ne pas être émerveillé, comment ne pas se sentir quelconque ? Et j’en viens à me trouver moche quand j’oublie que même le plus beau d’entre eux s’énerve autant que moi certains matins devant la glace.
Le lendemain, je me fais couper les cheveux par mon coiffeur pornstar. Je repasse au Bar récupérer mon I pod. Dans la rue, on s’affaire à déblayer les restes de l’appartement. On m’apprend que c’est une femme isolée socialement qui y résidait. Elle était à l’hôpital pour cause de cancer quand l’incendie d’origine électrique s’est déclenché dans son logement. Elle était repassée dans la matinée en espérant retrouver sa perruque intacte.
17 juin 2008
CETTE FEMME EST STUPEFIANTE
Vous l'aviez vue dans sa performance de boxe sur Wii. Olivier a emprunté ses chaussures (comme une filliation qui ne s'avouerait qu'à demi-mot, elle avait surnommé ce dernier "Pinky").
Mais l'aviez-vous déjà vue en vrai... Comme ça... Banalité du quotidien...
13 juin 2008
SANG D'ENCRE
La peur d’écrire. Celle qui vous pétrifie la chair, l’écran. Celle qui glace le sang, et l’encre. Oui, un sang d’encre. C’est la boule au ventre que je frôlais le clavier de l’esprit. Non, ne me clique pas. Ne presse pas ce bouton là. Parfois, je prête aux mots un pouvoir d’exécution. Alors je me suis tu. Il m’a fallu descendre une première fois à Lyon pour te voir à l’Hôpital Neurologique. Cryptococcose atypique. Transfert à la Croix Rousse. Puis rééducation à Chamonix. Et puis dégradation de ton état. Grave. Pneumo thorax, embolie pulmonaire. Retour à la case départ. Des neuroleptiques. Non. S’en est finit de ces merdes. Je suis repassé te voir à Lyon. Tu vois, je n’ai pas tout dit. Je n’ai pas tout écrit. Ils n’ont pas à tout savoir non plus. Mais j’ai eu très peur. Et je me suis refuser de le formuler ouvertement. Je me suis abstenu de tout triomphalisme précipité concernant ta rémission. J’ai l’habitude. Il a fallut que tu me dise simplement : « Je pense que cette fois-ci, je vais m’en sortir » », pour que mon état d’alerte se calme. J’ai eu peur de te perdre, parce que tu es mon père, mon seul lien familial le plus direct qui me reste. Et ce n’est pas tant l’éventualité de ta mort qui m’aura déstabilisé à ce point, mais bien ton absence psychologique, et la peur de ne pas comprendre la moindre de tes volontés. La mésaventure aura duré un peu plus de quatre mois.
Oui, souvent, j’ai peur d’écrire.
10 juin 2008
OSAKA


